Former le professionnel à s’autoperfectionner : attitude et habitude de pratique réflexive s’enseignent-t-elles ? Considérations sur les liens entre volontés et réalités

  • Mercredi 13 mai 2009 à 13 h 15
  • Pavillon UCU, salle 205 Université d'Ottawa

Conférencière/Conférencier

Photo de Philippe Chaubet

Chaubet, Philippe

Philippe Chaubet finit un doctorat en éducation à l’Université de Montréal. Il détient une maîtrise en didactique du français langue étrangère, un DESS en management culturel et un baccalauréat de chinois. Il est responsable du programme de coopération internationale à la Faculté de l’éducation permanente de l’Université de Montréal. Ses champs d’intérêt sont la pratique réflexive, la formation professionnelle et l’enseignement des langues.

Description

Dans une société où les savoirs évoluent, former un professionnel soulève un point délicat : la date de péremption des connaissances et compétences acquises en formation initiale. Deux solutions viennent à l’esprit : la mise à jour ponctuelle – « retours au garage » de la formation continue – ou bien une « pratique réflexive » ininterrompue, habitude à revenir sur son action professionnelle, par petites touches critiques à l’intérieur du métier. On peut employer la métaphore de l’avion, sur le moteur duquel le pilote change des pièces en plein vol, en permanence, sans atterrir. Un courant réflexif relativement récent, héritier de Dewey (1933) et Schön (1983), décrit finement les aspects théoriques et pragmatiques de l’éducation à l’autorenouvellement professionnel. Au moment d’une formation, cependant, entre la volonté de susciter durablement des habitudes de réflexion particulières, et le développement d’un pouvoir réel d’autoamélioration à long terme, pourraient s’intercaler des éléments diminuant ou renforçant l’effet escompté. La qualité de la compétence réflexive visée est en jeu.

Deux formations de l’Université de Montréal seront interrogées : celles d’enseignants de français langue étrangère et de coopérants internationaux. La méthodologie est qualitative, à base d’entretiens semi-structurés individuels et collectifs. L’analyse porte sur l’articulation des éléments de la chaîne volonté-moyens-conditions-réalités de la réflexion, telle que vécue par les intéressés.

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