Les technologies au risque du plagiat ? Technologies, mutation des connaissances et de l’apprentissage : impact sur les métiers d’enseignant et d’étudiant

  • Mardi 20 janvier 2009 à 11 h 30
  • Local B-328, Pavillon Marie-Victorin, Université de Montréal

Conférencière/Conférencier

Description

De nombreux enseignants universitaires s’inquiètent de voir la qualité du travail scientifique de leurs étudiants se dégrader et le nombre de cas avérés de plagiat se multiplier. Beaucoup de nos collègues incriminent directement le développement d’Internet et du Web, les outils de recherche, la disponibilité massive d’informations sur le net et enfin les procédés de copier-coller qui favoriseraient avec une déconcertante facilité les « emprunts » et les citations et la réappropriation individuelle de la production intellectuelle d’autrui. À cause technologique, remède technologique : de nombreux logiciels anti-plagiat existent aujourd’hui et de nombreuses universités s’équipent et en recommandent l’usage. Sans vouloir minimiser les cas de fraude et la nécessité de prendre des mesures pertinentes, nous aimerions suggérer deux orientations de réflexion. La première est de l’ordre de la compréhension : la pratique étudiante du plagiat ne doit pas être systématiquement considérée comme une pratique consciente et volontaire de fraude, mais plutôt comme le symptôme, comme un indicateur, d’une évolution sociétale, déterminée par le développement des technologies de l’information et de la communication. La seconde consiste à trouver les mesures d’accompagnement de cette évolution et de formation des étudiants (comme des enseignants) afin de favoriser le développement de nouveaux comportements éthique et scientifique dans ce contexte. Des mesures de répression qui ne s’accompagneraient pas de mesure de formation et d’accompagnement à la « eCulture » seraient selon nous inutiles et vouées à l’échec.

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